Mon oncle d Algérie – Nathalie Funè

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Notre exemplaire : État : Bon état.

Auteur : Nathalie Funès · Éditeur : Stock · Année : 2010 · ISBN : 9782234062498 · Poids : 240 g

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Description

Notre exemplaire

État : Bon état.

Auteur : Nathalie Funès · Éditeur : Stock · Année : 2010 · ISBN : 9782234062498 · Poids : 240 g

Présentation de l’éditeur

« Dans mon souvenir d’enfant, mon grand-oncle, Fernand Doukhan était un vieux grincheux qui semblait se battre contre des moulins à vent. Dix ans après sa mort, cette image est venue se heurter à une notice biographique de quelques lignes, sur son passé d’anarchiste en Algérie, que j’ai découverte sur Internet. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce livre. Il venait d’une famille juive berbère, comme la moitié des juifs d’Algérie, sans doute installée là depuis le xie siècle. Il voit le jour à Alger, en 1913. Il est le premier homme de la famille à naître français, le premier à avoir un prénom qui ne soit pas hébraïque, le premier à apprendre le français à l’école, le premier à devenir instituteur, alors que de génération en génération, chez les Doukhan, on était matelassier, brocanteur, domestique… Il va partir au front dès le début de la Seconde Guerre mondiale pour défendre le drapeau français. Il est fait prisonnier, le 23 octobre 1940, envoyé pour cinq ans dans les stalags allemands, alors qu’à Alger le régime de Vichy supprime le décret Crémieux, retire leur nationalité aux juifs, leur interdit d’enseigner. À son retour, instituteur à l’École Lazerges, dans le quartier de Bab el Oued, il devient anarchiste, commence à s’emporter contre cette France coloniale qui laisse derrière les grilles de ses écoles la majorité des enfants musulmans. Quand éclatent les premières attaques du FLN, en novembre 1954, les anarchistes et les trotskistes sont les seules mouvances politiques à réclamer la fin de la colonisation française. Fernand Doukhan milite de plus en plus activement. Il s’insurge, dans le journal Le Libertaire, contre « la dictature française en Algérie»… Il est arrêté le 28 janvier 1957, en pleine bataille d’Alger. Parce qu’il a fait grève à l’appel du FLN. Il est à nouveau emprisonné. Cette fois-ci au camp de Lodi, à une centaine de kilomètres au sud d’Alger. Là où moisissent les « Français de souche » suspectés d’être favorables aux thèses indépendantistes et où sera aussi enfermé Henri Alleg, l’auteur de La Question. Le 30 mars 1958, quatre ans avant l’indépendance, des militaires viennent le chercher, le poussent dans un camion, puis sur un bateau en direction de Marseille. Sur simple arrêt préfectoral, Fernand Doukhan vient d’être expulsé d’Algérie. Il n’y retournera plus jamais. Il est mort en 1996 à Montpellier. Sans laisser de souvenirs, de correspondances, de journal intime, ni même d’héritiers. Ce livre a été un long voyage dans le passé, à la recherche des traces qui restaient de lui, en France, en Algérie, dans les archives, auprès des témoins qui ont croisé sa route. » Nathalie Funès  » Mon grand-oncle m a longtemps fait l effet d un vieux monsieur grincheux, toujours en colère contre la terre entière. Jusqu à ce que je découvre, des années après sa mort, par hasard, sur Internet, quelques lignes sur sa vie d anarchiste en Algérie. Il venait d une famille juive berbère, peut-être installée là depuis l Antiquité. Ses ancêtres étaient des dhimmis sous la régence turque, des indigènes sous l Empire colonial français, avant que le décret Crémieux, en 1870, en fasse des citoyens de la République. Fernand Doukhan voit le jour à Alger, en 1913. Il est le premier homme de la famille à naître français, le premier à avoir un prénom qui ne soit pas hébraïque, le premier à devenir instituteur – et pas matelassier ou colporteur… Lorsque le FLN attaque, dans la nuit du 1er novembre 1954, Fernand Doukhan a déjà choisi son camp : l indépendance. Il fait partie des premiers réseaux de porteurs de valises, ceux des anarchistes et des trotskistes. Il est arrêté pendant la bataille d Alger, enfermé dans un camp d internement, près de Médéa, où la France éloigne les pieds-noirs indépendantistes, puis expulsé du pays. En avril 1958, des policiers le poussent sur un bateau pour Marseille. Il ne retournera jamais en Algérie. Il est mort voilà presque quinze ans. Sans laisser de lettres, de journal intime, d enfants. Ce livre a été un voyage dans le passé, sur les traces qui restent de lui, dans les endroits où il a vécu, dans les archives, dans les mémoires de ceux qui ont croisé sa route. Il raconte une autre histoire des Français d Algérie « .

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