Description
Notre exemplaire
État : Bon état. Rousseurs tranche de tête.
Auteur : Paul Hills · Éditeur : Citadelles & Mazenod · Année : 1999 · ISBN : 9782850881459 · Dimensions : 25,7 × 29,8 cm · Poids : 1790 g
Présentation de l’éditeur
Bâtie entre ciel et mer, Venise est un site exceptionnel, » contre nature « . Carrefour des échanges entre l’Orient et l’Occident, la Sérénissime a accueilli et remodelé l’héritage antique et celui des peuples voisins dès le XIIIe siècle. La fin du Moyen Age et le début de la Renaissance voient la ville, fortement marquée par le style gothique, se parer de palais et d’édifices religieux somptueux, reflets de sa puissance. Les commandes publiques et les riches mécènes favorisent les recherches artistiques et permettent l’élaboration d’une identité propre. Une promenade dans la Venise d’aujourd’hui voit défiler au long des canaux des palais aux murs incrustés de marbres, enduits de crépis rouges et jaunes, où la pierre blanche d’Istrie alterne avec le marbre rouge de Vérone, dessinant un paysage aux tons vifs, parfois fanés sous le passage du temps et le climat salin. Cet ouvrage aide le visiteur à retrouver l’éclat de la Renaissance, où l’architecture, la peinture et la sculpture mêlaient leurs découvertes pour offrir au citoyen vénitien une symphonie d’ors et de pigments exotiques. Les décors tant picturaux que sculpturaux de Saint-Marc, des églises, des Scuole et des palais se sont imprégnés de la luminosité de la lagune. L’attention particulière aux reflets changeants sur l’eau, la circulation des gravures nordiques, la réception des théories esthétiques venues de Florence et de Rome, sans oublier les grands chantiers de la république que représentent la basilique et le palais des Doges, ont stimulé un goût pour les effets instables et chatoyants. Les mosaïques de Saint-Marc, autant que les décors gothiques annoncent le colorito vénitien. L’élégance vestimentaire des Vénitiens, l’éclat de leurs parures, la magnificence de leurs demeures combiné au luxe des intérieurs ont peu à peu forgé l’image légendaire de la préciosité de cette société. Si les peintres proclament dès le XVe siècle la toute-puissance de la couleur, les apports des arts du verre, du velours, de la soie et du livre participent également à la définition d’une spécificité vénitienne Univers de formes orchestrées par des influences multiples, Venise en déclarant l’apogée de la couleur à l’aube de la Renaissance, manifeste tout le raffinement de la culture vénitienne dont la tradition se perpétue jusqu’à nos jours. Sommaire Préface Vivre sur la lagune Saint-Marc : marbres et mosaïques La polychromie dans l’architecture et la sculpture vénitiennes du XVè siècle Priorités humanistes : ornemnts et rerprésentation Transparence, Lucidezza et couleurs du verre Pigments etbprédilections colorées à l’époque de Giovanni Bellini La lumière de giovanni Bellini etl’apothéose de la peinture Soies, teintures et distinction des couleurs, de 1470 à 1530 Le triomphe du ton et de la tache Notes Bibliographie Index Bâtie entre ciel est mer, Venise est un site exceptionnel, carrefour des échanges entre l’Orient et l’Occident. La Sérénissime déclare l’apogée de la couleur à l’aube de la Renaissance, manifestant ainsi le raffinement de sa culture. Pour comprendre la valeur de la couleur, il faut ouvrir son regard au-delà de la peinture, vers la mosaïque, les marbres, la verrerie ou les textiles. Ainsi, dans la structure polychrome des édifices, la couleur construit, décore et signale les différences et les distinctions. Imprégnée de la luminosité de la lagune, elle construit un nouveau monde avant d’en imiter un. Plusieurs aspects peu connus méritent attention : longtemps sous-estimée dans l’histoire de l’art, la verrerie de Murano est le luxe le plus fameux de la lagune ; l’auteur suggère que les innovations des verriers ont révélé aux peintres de nouvelles possibilités de transparence et de nuances. Enfin, l’éclairage est mis sur l’habillement des patriciens, leur aptitude à distinguer les teintures et les textiles, et à promulguer des règlements somptuaires. D’une grande qualité littéraire cet essai s’adresse à l’amoureux de Venise et de son art autant qu’au chercheur, multipliant les exemples visuels : gros plans et détails de marqueteries de marbre, sols en terrazzo, velours, soieries ou décors de feux d’artifices. Un livre aussi séduisant qu’excitant. La couleur vénitienne a exercé une puissante influence sur l’art européen depuis le XVIe siècle. Raffinement de la cité, élégance de ses habitants, la beauté vénitienne s’exprime de prime abord par la couleur. On la trouve dans la peinture, où la diversité colorée des étoffes et les tapis suspendus aux balcons attestent des moeurs d’une société où il faut voir et être vu, mais aussi dans l’architecture même de la ville. Venise est la capitale des revêtements. Motifs de damier en marbre de Vérone sur la façade de la Ca’d’Oro, mosaïque de la coupole orientale de la basilique Saint-Marc, pavement en carreaux de majolique de l’église San-Sebastiano, panneaux de marbre sur la Porta della Carta du palais des Doges… Venise a de tout temps préféré l’éclat de la couleur à la grandeur des édifices. « (…)Là où Flor
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