Description
Notre exemplaire
État : Bon état. Quelques traces d’usures sur la couverture Des petites rousseurs sur les tranches.
Auteur : Françoise Kermina · Éditeur : Perrin · ISBN : 9782262011284 · Poids : 540 g
Présentation de l’éditeur
Mère de Henri IV, dernière reine de Navarre, souveraine réformatrice et chef de parti, toujours passionnée, sa vie relativement courte (1528-1572) fut remplie d’émotions et d’aventures. Nièce de François Ier, héritière de la Basse Navarre de la vicomté de Béarn, du comté de Foix et d’autres vastes domaines dans le Sud-Ouest qu’avait rassemblés la brillante lignée issue de Gaston Fébus, elle attirait de nombreux prétendants. Elle en choisit un par amour, Antoine de Bourbon, le premier prince du sang de France, descendant de saint Louis. Ce fut le temps du bonheur, vite dissipé par les infidélités et la mort prématurée d’un mari inconstant. Il lui restait deux enfants, un pays libre, et une ardente spiritualité que lui avait inspirée sa mère, la mystique Marguerite d’Angoulême. Disciple de Calvin, elle se voua à l’évangélisation de son peuple, malgré la pression de ses puissants voisins, les rois catholiques de France et d’Espagne, mais sous son règne le Béarn fut le seul état où la Réforme s’imposa sans persécutions. Princesse capétienne, élevée en France, doublement proche du trône par sa naissance et son mariage, elle n’oublia jamais cette origine, et elle éleva son fils autant en protestant rigoureux qu’en prince français. A ces deux sources, Henri IV puisa ce qui ferait de lui le souverain réunificateur de l’Edit de Nantes. Morte à Paris où elle était venue pour le mariage de son fils avec la future « Reine Margot », à la veille de la Saint-Barthélémy, Jeanne ne sut jamais qu’il règnerait au prix de ce à quoi elle avait consacré sa vie. Le Béarn redevint catholique et perdit son indépendance plusieurs fois séculaire, mais une prestigieuse dynastie issue d’elle régna désormais jusqu’à la Révolution sur le trône de France. En 1567, Jeanne d’Albret impose à ses Etats le calvinisme qu’elle avait adopté en 1556. Avec beaucoup de sensibilité, Françoise Kermina évoque cette conversion, véritable acte politique ; elle pose aussi un regard sur ces femmes de la haute aristocratie qui, pour s’affirmer, ont choisi l’adoption de la Réforme. Françoise Kermina. Includes Bibliographical References (pages 345-356) And Index.
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