Description
Notre exemplaire
État : Très bon état. Très bon état. Avec emboitage.
Auteur : Fred Licht, Michaël Gibson, Marie Grocholska · Éditeur : Citadelles & Mazenod · Année : 2001 · ISBN : 9782850881121 · Dimensions : 29,5 × 35,5 cm · Poids : 3470 g
Présentation de l’éditeur
Derrière la grâce des Marchandes de fleurs et les visages grimaçants des Vieilles, derrière la délicatesse de Manuel Osorio de Zuñiga et le drame du Trois Mai 1808, derrière le divertissement de la corrida et les images insoutenables des Désastres de la guerre se cache un seul et même homme : Goya. C’est en effet à l’homme, plutôt qu’à l’artiste, que s’intéresse Fred Licht. Mais qui était-il ? un enfant des Lumières, révolutionnaire social et politique, un homme d’affaires avisé, un peintre de cour jouissant des plus insignes honneurs ou un artiste solitaire reclus dans la Quinta del Sordo et contraint à l’exil sur la fin de sa vie ? Devant tant de contradictions et de zones d’ombre, le meilleur moyen de mettre Goya à nu est de s’attacher à son oeuvre. L’auteur se livre ainsi à une analyse approfondie de peintures religieuses, cartons de tapisserie, portraits, gravures, etc. soigneusement choisis en fonction des facettes de la personnalité de Goya qu’ils mettent en lumière. Chacune de ces peintures, chacune de ces gravures, confrontée aux productions d’artistes de différentes époques (Velázquez, David, Manet, Dali…), est l’occasion d’une démonstration brillante et sensible qui nous fait pénétrer toujours un peu plus dans le mystère. Ce mystère, c’est celui d’une humanité qui se cherche face à un monde bouleversé par la guerre, où la raison a remplacé l’assurance divine : à travers le portrait du docteur Arrieta s’exprime une immense compassion, tandis que les corps mutilés des Désastres sont pure incompréhension devant la barbarie et la destruction. Au fil des pages, n’est-ce pas notre propre reflet qui se dessine dans le miroir tendu par Goya ? Goya fait incontestablement partie des plus grands peintres de tous les temps. Le livre des éditions Citadelles et Mazenod éclipse tous ceux qui avaient été publiés jusqu’à présent en français. L’auteur, Fred Licht, restitue toute la complexité de l’évolution de cet artiste qui non seulement a réalisé de nombreuses œuvres religieuses ou de Cour, mais aussi plusieurs séries de peintures et de gravures qui attestent des horreurs quotidiennes d’une époque troublée dans l’histoire de l’Espagne. Après quelques chapitres consacrés à l’art officiel, l’auteur s’attache, dans un texte captivant, aux cinq séries d’œuvres majeures qui ont fait toute la renommée de ce grand peintre. Les deux premières abordées, Les Majas (1810-1812) et Les Caprices (1799) démontrent comment Goya aborde la question de la personnalité d’une manière neuve et subversive pour son époque. Avec le cycle de peinture des 2 et 3 mai 1808, le peintre atteint une puissance plastique rare afin de témoigner des ravages de la guerre. L’ouvrage s’intéresse ensuite aux dizaines de gravures qu’il réalise sur les désastres de la guerre, avant de se clore sur la série des Peintures noires, œuvres sans équivalent dans l’art occidental. Chaque section, chaque chapitre est illustré avec perfection. Le texte fluide permet de saisir combien cet artiste aux œuvres dispersées dans les plus grands musées du monde fut sans aucun doute l’un des plus extraordinaires créateurs de forme de tous les temps. –Damien Sausset Cet essai est le premier livre d’ampleur sur l’artiste depuis plus de vingt ans. Historien d’art et conservateur au Guggenheim Museum, Fred Licht a déjà écrit plusieurs études sur cet artiste majeur de l’art occidental. Toute la carrière de Francisco Goya y Lucientes repose sur des contradictions qu’à ce jour, nul n’a pu résoudre ; dans son texte, Fred Licht aide le lecteur à y voir plus clair. Goya vécut à la fois avec et contre les courants dominants de son époque. Il en résulta une oeuvre incomparable, d’une immense diversité. Portraitiste devant qui posa la famille royale ; peintre religieux qui honora des commandes pour des églises et couvents de Madrid ou de Saragosse ; chroniqueur engagé qui lutte contre l’oppression française avec ses pinceaux ; peintre solitaire que la surdité et l’isolement politique poussent à s’enfermer dans la Quinta del Sordo pour y réaliser les Peintures noires ; graveur incessant de magnifiques recueils : Caprices, Disparates… Dans un texte d’une rare qualité, Fred Licht met en avant l’actualité d’un génie à l’origine de la peinture moderne. L’abondante iconographie fait la part belle aux grands tableaux, mais aussi à des oeuvres d’autres artistes (Vélasquez, David, Manet, Dali…), pour étayer son argumentation. Scènes religieuses, portraits de cour, cartons de tapisseries… Francisco de Goya (1746-1828) ne renie pas la tradition picturale sous ses formes les plus conventionnelles ; mais il entreprend une savante opération de sape de ces genres répertoriés et exprime ainsi, à sa manière, les idées révolutionnaires de l’époque. Telle est la théorie passionnante développée par le conservateur et historien d’art anglais Fred Licht et admirablement illustrée dans ce riche ouvrage.
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