Description
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État : Très bon état.
Auteur : Pierre Claude François Daunou · Éditeur : CODA · Année : 2007 · ISBN : 9782849670439 · Poids : 390 g
Présentation de l’éditeur
Cet essai historique représente un cas isolé et remarquable. En effet, peu de documents sont consacrés à l histoire de la puissance temporelle et matérielle des papes. C est à la demande de Napoléon 1er, qui souhaite se préparer aux négociations du Concordat avec Pie VII, que Daunou, proche de Volney et des Idéologues, l écrit en 1799. Il n est publié qu en 1810, prétendument traduit de l espagnol et augmenté des Considérations générales sur la cour de Route, de l Exposé des maximes de la cour de Route, de l Exposé des maximes de l Eglise gallicane et de l Exposé de la conduite de la cour de Rome. La précision méticuleuse des références historiques, la franchise et l honnêteté requises par l empereur, qui souhaitait connaître exactement la nature et l histoire politique des relations entre le Vatican et l Etat français, en font un livre unique, éclairant brillamment en particulier la connaissance du contexte précédant la loi de 1905 prononçant la séparation des Eglises et de l Etat. » La tolérance de toutes les manières d adorer Dieu est une dette des souverains envers leurs sujets. L Evangile, qui prescrit d enseigner la vérité et d éclairer ceux qui se trompent, défend par cela même de les persécuter, puisque la persécution doit les endurcir dans l hérésie ou extorquer d eux des abjurations mensongères qui dépravent la morale et outragent la religion. Tous les rois chrétiens qui ont tourmenté des sectes religieuses se sont vus à leur tour inquiétés par les papes et forcés de leur résister. Saint Louis même n a point échappé à cette juste disposition de la Providence. Pour savoir jusqu à quel point un prince subit le joug des pontifes, il n y a qu à voir à quel degré il comprime les consciences de ses sujets. Sa propre indépendance à pour mesure la liberté religieuse qu il leur laisse. Il faut, s il ne veut être asservi lui-même, qu il refuse inflexiblement aux prêtres et au prince des prêtres la proscription des cultes étrangers à la religion dominante. La liberté ou, si l on veut, la tolérance de ces divers cultes, suppose dans ceux qui les exercent, l intacte jouissance de tous les droits naturels, civils, politiques, accordés aux autres sujets. D où il suit que la législation doit pleinement détacher du système religieux l Etat des personnes, et par conséquent les actes de naissances, mariages, divorces, sépultures qui concourent à le déterminer. Ici le ministère ecclésiastique se restreint à recommander aux fidèles l observation de certains préceptes ou conseils religieux, et à leur offrir l usage des cérémonies liturgiques ou sacramentelles instituées pour sanctifier ces diverses époques de la vie humaine. C est à la législation civile, et à elle seule, qu il appartient d établir des officiers purement civils pour constater ces actes, pour les revêtir des formes qu elle a prescrites et qui doivent en assurer l authenticité publique, en garantir tous les effets. Or, une telle législation est elle-même un des plus fermes obstacles aux usurpations ecclésiastiques et à l influence funeste que le chef du clergé voudrait exercer dans l intérieur des empires et des familles. «
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