Description
Résumé :
Aux échecs comme dans le Yi-King il y a une infrastructure un invariant (une norme ou une trame) et une superstructure résultant des combinaisons dues à la maîtrise du champion. On pourrait dire un peu sommairement que des joueurs comme Fischer Kortchnoï Steinitz ou Murphy saisissent ou comprennent à la manière des mystiques la dialectique essentielle de l art échiquéen ou ce qui revient au même la globalité du sujet et de l univers. Parallèlement on pourrait soutenir que des champions comme Capablanca ou Karpov sont les maîtres des mutations. Lorsque Kasparov affirme agressivement : « Karpov est un joueur de café » il veut dire que ce champion ignore l essence des échecs… même lorsqu il triomphe de l élu par la grâce. Mais toute transformation se sert de la trame comme élément de base. Les joueurs du premier type savent comme le mystique Tchouang-Tseu que l on parvient à la perfection par la sérénité dans le désordre. Les seconds fuient le chaos comme la peste… car ils ignorent ce qui pour les premiers apparaît comme une évidence : que tout désordre surgit de l ordre immanent de la trame… de la norme… de la nature. (Rappelons que le livre mystique chinois Yi-King se compose de 64 hexagrammes constituant la trame proprement dite.).
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