Chroniques de La Montagne tome 1 – Alexandre Vialatte

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Etat : Très bon état Alexandre Vialatte (1901-1971) a longtemps partagé le sort de Stendhal : il fut un auteur pour happy few. Si ses livres ne lui ont pas attir

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Résumé : Alexandre Vialatte (1901-1971) a longtemps partagé le sort de Stendhal : il fut un auteur pour happy few. Si ses livres ne lui ont pas attiré des lecteurs en grand nombre ils ont en revanche suscité l admiration des meilleurs tel Malraux Edmond Jaloux ou Jean Paulhan. A vingt et un ans il partit en Rhénanie comme traducteur civil dans les bureaux militaires. Il restera cinq ans à Spire et à Mayence. C est l époque de la découverte de Nietzsche de Thomas Mann de Brecht et surtout de ce grand humoriste Kafka qu il est le premier à introduire en France. Mais il dirige aussi la Revue rhénane lancée par le haut-commissaire de la République française dans le but de faire triompher l idée que le Rhin ne sépare pas des voisins mais les unit. Rédacteur en chef et journaliste il invente un genre littéraire la chronique qui lui convient si parfaitement qu il le cultivera avec un bonheur exceptionnel pendant plus d un demi-siècle. Ce romancier ce traducteur est un chroniqueur de génie ayant donné des centaines de textes à des dizaines de périodiques : tantôt compte rendu de spectacle ou de lecture tantôt récit d une rencontre tantôt observation des signes du temps (par exemple la montée du nazisme en Allemagne) tantôt réflexion philosophique. Il y a des moments où le spectacle le plus banal peut devenir allégorie oui symbole disait Baudelaire flâneur par excellence qui savait tirer de toute chose une moralité amère. Tel Alexandre Vialatte grand moraliste du XXe siècle. D où sortent toutes ces choses ? D un film ? De la mémoire ? On erre dans sa mémoire comme dans un vieux musée. On s égare. Sur une petite place où clignote la lumière d un restaurant jaunâtre une statue s élève sous les tilleuls qu on discerne mal dans cette ombre. On l éclaire avec une lampe-torche. On retrouve le visage de son meilleur ami. Déjà Par la quantité de ses chroniques par leur qualité Vialatte s impose comme un Socrate moderne. On trouvera ici réunies pour la première fois les 898 chroniques écrites pour La Montagne de 1958 à 1971. Un tiers n a jamais été repris en volume. C est là un monument qui a la valeur d un inédit. ROBERT KOPP En 1952 Alexandre Vialatte devient le chroniqueur d un quotidien de Clermont-Ferrand La Montagne . Il y dira ce qu il veut sur l actualité. Mais comme l écrit Charles Dantzig : Qu est-ce que l actualité ?. Vialatte lui a répondu par avance : L actualité est surtout faite du songe des hommes. Et le voilà parti pour rêver neuf cents fois sans quitter la réalité. Ces chroniques parlent de tout sans être un fourre-tout. Elles sont des choses vues des nouvelles quand il rapporte un fait divers dans un esprit où Aymé se confond avec Allais des critiques littéraires cinématographiques théâtrales des portraits où se manifeste son don de la formule. Céline est un géant qui promène ses rêves dans la boue Mauriac sent la résine et le péché mortel La gaieté est une constante de cette oeuvre et c est un paradoxe Le regard qui voit plus loin que le bout de la plume ne suffit pas à faire une oeuvre. Il y faut le talent. Pour l écrivain il tient au style. Celui de Vialatte affiche sa simplicité son élégance et sa vigueur dès l incipit qui annonce plus que ce qu il laisse entrevoir. Avec son air de rien il vous entraîne vous force à la suite. La grippe sévit le brouillard est gluant c est la saison des prix littéraires et nous sommes dans le mouvement perpétuel des éditoriales rumeurs automnales. Nous avons une façon frivole de nous servir des chasses d eau et voici une plaisante mais sérieuse réflexion sur l esprit inventif de l homme et les avancées de la science. Deux mille pages ! Cela semble beaucoup mais la qualité fait oublier la quantité. Vialatte c est l inattendu et le bonheur de la lecture à chaque paragraphe. Je n ai jamais le temps de dégorger le vingtième de ce que j accumule et plus tard ce sera trop tard. C est pour répondre à cette urgence qu Alexandre Vialatte (1901-1971) a créé un genre littéraire à lui : la chronique. De sa vingtième année jusqu à sa mort il en a composé par centaines pour La Revue rhénane Le Crapouillot L Intransigeant Le Moniteur L Époque La Nouvelle Revue française Marie-Claire Le Journal de l Est Le Petit Dauphinois et pour La Montagne. Ce quotidien auvergnat lui offre toutes les semaines une colonne et lui laisse une totale liberté pour parler de tout sauf de politique. Ainsi pendant dix-huit ans tous les dimanches soirs Vialatte porte sa copie au wagon postal du train de vingt-trois heures quinze. Ce n est que deux ou trois fois qu il a manqué à son rendez-vous. De quoi parle-t-il ? De tout de rien. Tantôt il aborde un roman tantôt une pièce de théâtre ou un recueil de poèmes il évoque un film se gausse d une vérité première approfondit un lieu commun commente un proverbe. La chronique c est l œuvre d un promeneur d un flâneur d un philosophe. Une chronique – disait Alexandre Vialatte – il faudrait la faire pousser comme une herbe dans les fentes d un mur dans les pierres de l emploi du temps. Pierre Vialatte à sa manière nous restitue le temps perdu. Il appartient à la famille des Saint-Simon et des Proust. Robert Kopp..

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