Description
Résumé : CABANES DANS LE SUD-OUEST Les auteurs de cet album nous invitent à découvrir les cabanes traditionnelles populaires du Sud-Ouest et la poésie des paysages dans lesquels elles s inscrivent. Au fil d une route allant de l estuaire de la Gironde aux Pyrénées Jean-Christophe Poumeyrol nous mène à la rencontre des cabanes de pêche au carrelet des cabanes ostréicoles du bassin d Arcachon des cabanes de résiniers de la forêt landaise en passant par les palombières tonnes gabions et autres postes de chasse jusqu aux cabanes d estive des bergers pyrénéens et quelques autres encore à l usage original. Jean-Marie Poumeyrol peintre reconnu a rédigé la préface et réalisé quelques dessins de cabanes venant compléter ce travail photographique. Jean-Christophe Poumeyrol est installé à Pau en tant que photographe depuis plus de 15 ans. Il partage son temps entre photographies publicitaires et travaux d illustration. Charles Daney géographe auteur de très nombreux ouvrages à La Renaissance du Livre et sous notre label : Histoire de la Gironde Saveurs d estuaire décrit la fonction de ces cabanes et leur réappropriation actuelle. Extrait du livre : La cabane pastorale Le berger et la montagne pyrénéenne La montagne pyrénéenne paraît immense vue de la vallée avec ses rochers ses bois ses pâturages ses pics et ses replats que la neige recouvre une bonne partie de l année. Le village la couvre de sa sollicitude (les prairies sont communales) la cerne de ses limites administratives de communes énormes qui couvrent jusqu à dix fois le territoire moyen d une commune moyenne. L espace y est d autant plus difficile à tenir qu il n y a pas de chemin rien que des sentiers à peine marqués dans l herbe. C est pour l herbe que le berger quitte le village le temps d une saison. La montagne pour lui c est d abord et avant tout le pâturage souvent collectif : une notion montagnarde bien délimitée par un mur entre privé et commun. Même s il est situé sur le territoire de la commune le pâturage n est pas forcément proche de la maison. À cause de la pente et du temps qu il faut pour joindre l «estive». À plus forte raison quand le troupeau transhume et doit demander l hospitalité en terre lointaine. Le berger de tout temps vit avec la montagne. Non point l hiver saison des neiges mais au printemps quand pousse dans les alpages l herbe de l année et que dans la vallée les réserves de l hiver sont épuisées. C est alors que les bergers de temps immémorial rassemblent les troupeaux et montent à la rencontre de l herbe. Ils y montent pour la saison parfois au-dessus du village – et c est l estive – ils vont parfois très loin – et c est la transhumance réglée dans les Pyrénées par ces antiques traités de «lies et passeries» jalousement gardés dans des coffres à double ou triple serrure – une par communauté de vallée partie prenante du pâturage. L herbe est à tous la cabane est collective. Le berger la loue ou la tire au sort chaque année. Il n est jamais sûr de revenir dans la cabane qu il abandonne en fin de saison. La cabane du berger c est l abri de l été. L abri le plus haut celui du seul berger. Les moutons seront réunis pour la nuit dans l enclos proche de la cabane. Dès qu il sent l approche de l hiver le berger quitte ce domaine loué pour la saison à la commune – ou à la communauté propriétaire de la cabane et de ses aménagements. L abri solitaire supportera seul le poids de la neige et les dangers de la montagne. Le berger qui vient l occuper l année suivante transporte avec lui le matériel de première réparation et la bâche pour le toit la partie la plus sensible de l abri..











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