Description
Résumé : Albert de Mun occupe une place centrale dans le renouvellement des formes dʼengagement des catholiques français dans la fin du XIXe siècle. Sa trajectoire biographique est significative de ce qui a pu produire pour toute une génération de catholiques basculant dʼune ligne intransigeante perçue extérieurement comme conservatrice à un engagement catholique social (Levillain 1983). On retrouve chez Albert de Mun cette angoisse née de la défaite de 1870 et le sentiment que les milieux populaires échappent à lʼEglise catholique. En fondant lʼoeuvre des cercles catholiques ouvriers avec lʼaide du religieux de Saint-Vincent de Paul Maurice Maignen et de lʼofficier René de la Tour du Pin lʼaristocrate catholique nʼagit pas quʼau nom de détresse sociale et lʼaction charitable quʼun souci de régénération sociale. Chaque cercle dʼouvriers chrétiens est doublé dʼun «comité» de bourgeois. Lʼautonomie des ouvriers même chrétiens nʼest pas de mise et les cercles reposent selon lʼexpression même de de Mun sur le «dévouement de la classe dirigeante à la classe ouvrière» cʼest-à-dire un idéal catholique et social de collaboration de classe..










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